Compte rendu d'Erwan BERNARDE
Je voulais aussi vous faire un retour de la randonnée organisée par l’AREMIG dimanche dernier. A 8h30, nous étions 7 au départ ( Evelyne VALLIERE, Michel GRANDMOUGN, Christian BARBIER, Jean-Pierre VALTER, Henri SIMON, Germain COURRIER et moi-même ) sous un soleil radieux et par un temps encore très estival. C’était pour la bonne cause.
Nous étions 4 à choisir le grand parcours (107km ) sur les magnifiques routes du Saintois en passant par Vitrey, Favières, Beuvezin... Michel et Christian ont fait la boucle avec des pelotons parfois supersoniques et sont bien arrivés à Brabois,
Avec Jean-Pierre, j’avais comme une envie de balade buissonnière au long cours. A Beuvezin, nous avons mis cap au sud vers les Vosges pour filer sur une route thermale improvisée. Au moins avions-nous les points d’étapes : Vittel, Martigny-les-Bains, Bourbonne-les-Bains, Bains-les-Bains. Je reconnais qu’il manque Plombières-les-Bains et Contrexéville mais le parcours paraissait déjà assez long. Ce n’était ni une cure ni la curée mais un appel de la route sans autre souci que de se faire plaisir en retrouvant l’atmosphère si particulière de la randonnée et des brevets. Les stations thermales ont indéniablement un charme...un peu désuet. Nous sentons bien que la grande époque est révolue et que l’assoupissement provincial voire le déclin de ces territoires guettent. Ce patrimoine semble s'éteindre en douceur, dans le silence d’une campagne qui a souffert de la canicule de cet été. Cela ressemble un peu à la diagonale du vide. Nous sommes sur ses franges, elle s’étire des Ardennes en écharpant le sud Lorrain pour s’étirer ensuite vers le Morvan puis le Limousin. Notre randonnée ronronne, c’est huilé, les relais passent, les ravitos s’égrènent au gré des boulangeries et des bars ouverts. La route nous happe et nous entraine avec notre consentement dans sa course. Nous ne faisons pas la route c’est la route nous fait. La soif n’est jamais loin aussi guettons-nous les cimetières, lieux de repos éternel mais aussi sources de vie (l’eau). Chemin faisant, nous quittons les routes départementales pour nous engager sur la magnifique piste cyclable du Canal des Vosges. Nous roulons au frais dans la vallée pour refaire surface vers Uzemain. Epinal n’est pas loin mais un bon faux plat nous attend avant de plonger dans la vallée de la Moselle et la préfecture vosgienne. Nous tombons dans la braderie finissante avec ses camelots qui plient leur gaule et ses odeurs de friture et de barbe à papa.
Le temps file. Il est 19H. On cherche un lieu de ravitaillement ultime avant la nuit. Dans une station TOTAL, nous refaisons les niveaux. La gérante nous suggère d’aller à la supérette de Golbey pour remplir nos estomacs qui commencent à se creuser sérieusement. La boutique est ouverte. Les sandwiches engouffrés dans la foulée. Dès lors, nous sentons le déclin du jour. L’air est calme, nous filons par la piste cyclable vers Charmes et nous nous enfonçons dans la nuit noire. La nuit, l’ambiance est toujours particulière. Jean-Pierre est en grande forme. Nous roulons grand train vers Nancy que nous rejoignons à la loupiote vers 22h15. Une petite bière serait la bienvenue. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous voilà place Stan dans la douceur d’une soirée estivale avec son lot d’étudiants profitant des derniers moments de vacance. Petit moment de grâce et disons-le de satisfaction discrète..
Pour conclure : une journée magnifique,295 km au compteur et l’envie de repartir on the road. Une invitation au voyage ? .